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Eonar le pieux

Eonar était le poing et la vertu de Lineroth; il avait été le bâtisseur de notre monde, le protecteur du royaume et un modèle pour les hommes de foi. Car il était fort, et il était droit - mais plus encore, il était bon...
- Engarl le chroniqueur

Eonar le pieux, né Talgran, était un paladin, fondateur et dirigeant de l'église de Dùal, et le haut-père du royaume de Lineroth. Figure semi-légendaire du culte de la lumière, et personnage déjà glorieux de son vivant, puis déifié post-mortem, il est à ce jour une des icônes du peuple des hommes, notamment dans les royaumes de Naïas, et les fragments de Lineroth. Son héritage culturel dans le Sud de Khadash est très marqué, tant on en a fait une allégorie de la gloire et de la bonté humaine - à ce jour de nombreux temples, sanctuaires et même cités lui sont dédiées.

Contrairement à la croyance populaire, Eonar ne fut jamais roi, ni même seigneur, et n'occupait un poste symboliquement important qu'au sein de l'église et de l'armée. Sa réputation et son grand charisme firent tout de même de lui une tête de proue de la nation de Lineroth durant la majeure partie de sa vie.

BiographieModifier

Période pré Guerre CivileModifier

La vie d'Eonar fut racontée et restranscrite un très grand nombre de fois, en raison de l'importance culturelle du symbole qu'il représente; sa déification, ainsi que les contes et légendes en découlant, ont apporté de nombreux ajouts à son profil réel. De fait, il est parfois difficile de distinguer mythe et réalité sur ce personnage qui est encore l'idole chérie de Lineroth, des siècles après son trépas.

On situe sa naissance en - 723, près des fleuves Imar et Tanal, au coeur du royaume-du-milieu. Sèd, sa ville natale, est alors un centre important d'activité pour la civilisation humaine du centre du continent: sa proximité avec les empires Sehras en font un point de relais essentiel au commerce extérieur. Et, à l'instar des grosses agglomérations de l'époques, Sèd est aussi le théâtre du schisme religieux sur le point de terrasser "l'empire de toutes les tribus". Eonar naît dans une famille modeste, d'un père artisan et militaire, et d'une mère Dunaari ayant immigré vers le royaume-du-milieu durant la Grande Peur. Très jeune il est initié au culte alors plutôt populaire de Dùal, dans un climat où la friction entre écoles religieuses est forte. Il se détourne cependant du chemin qu'on lui avait tracé vers les hautes instances du clergé à la mort de son père, et s'adonne à la poursuite d'une carrière militaire. Quoiqu'il ne soit jamais revenu sur ses pas, vis-à-vis sa fonction dans les ordres, son enseignement religieux le marquera toute sa vie, façonnant sa personnalité que l'histoire a retenu. En attendant, Eonar quitte Sèd pour son service militaire à l'âge de quinze ans. Il voyage à travers le pays en crise identitaire, se cultive et fait ses armes avec prouesse. 

Eonar n'a que vingt ans et une carrière à peine entamée de militaire lorsque les premiers rixe symptomatiques de la guerre civile à venir se font sentir. Le corps armé, qui affiche une certaine réticence face aux ultra-réformistes Nubeïstes, est notamment chargé de conduire des pacifications très violents à travers le pays, ce qui expose très vite Eonar aux horreurs de la guerre sans règles ni restrictions. Quoique résolumment adepte de Dùal, il ne se reconnait pas dans le penchant fanatique de ses proches, et s'aliène peu à peu des façons de faire de l'armée. Plutôt que d'organiser des répressions contre les insurgés, il profite de son gallon de sous-officier pour déplacer des communautés menacés, évitant d'attiser les bains de sang. Ses façons de faire sont cependant très mal vues par ses supérieurs qui y dénotent un comportement "sacrilège", vis-à-vis du devoir des fidèles d'annihiler les parjures. Il est mis-à-pied, puis radié de l'armée. S'il est blessé dans son orgueil, Eonar y voit l'opportunité de revenir à Sèd et prévenir que la situation n'y dégénère. Il y retrouve le fanatisme grandissant chez les deux camps antagonistes, ce qui le désempare grandement. Dans ses mémoires, il écrira qu'à cette époque, il lui semblait que les hommes étaient devenus fous.

Après la mort de sa mère, Eonar se rapproche pourtant de la foi de Dùal, perdu. C'est dans cette période à l'aube de la guerre qu'il rencontre un prêtre de Dùal partageant ses vues sur la haine qui couve dans le pays : Manaran.

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Les Justes, cathédrale de Dùal, Sèd

A l'instar du militaire déchu, Manaran entretient un grand souci pour la communauté, et plutôt que de se rallier derrière les bannières va-t-en-guerre de ses confrères, il préfère assurer la sécurité des adeptes de l'église de la lumière en bannissant les comportements bellicistes envers les "hérétiques" nubeïstes. Son succès est limité, mais tandis que les principales villes du royaume-du-milieu s'étiolent déjà petit à petit, Sèd est préservée de ce sort jusqu'à l'éclatement véritable du conflit. Voyant que bientôt, le temps des trêves et des compromis sera balayé par la voie des armes, Eonar et Manaran fondent l'ordre des Justes (futurs Paladins), une milice populaire chargée de protéger "les innocents, les faibles et les justes" du conflit à venir. S'ils ne sont que très peu en - 703, les Justes deviennent plus nombreux alors que le climat s'alourdit, principalement composés de civils non militarisés mais résolus à se défendre des Nubeïstes, qui menacent leur existence paisible.

Pendant la Guerre CivileModifier

L'assassinat du Khan Terrak en - 700, chef de l'union des tribus humaines, est le déclencheur de la Guerre Civile qui éclate à travers l'ensemble du pays dans les semaines qui suivent. Si les Nubeïstes sont "responsables" de la mort du monarque, ce sont les puristes anti-réformistes de Dùal (Scalistes) qui appellent à un soulèvement contre ceux qui étiquettent officiellement "les hérétiques". Ledit soulèvement est un bain de sang sans précédent dans l'histoire du royaume-du-milieu. En l'espace de quelques nuits, près de trois milliers de civils sont tués dans des affrontements d'une violence atroce. La société s'écroule alors que les camps se lancent dans une campagne d'extermination de "l'ennemi de prédilection", qui tue plus d'innocents que de réels partisans. A Sèd, les Justes, dont la notoriété a grandi en quelques années, sont le bouclier derrière lequel les civils viennent se protéger des partisans, tantôt nubeïstes, tantôt scalistes. Eonar est à la tête d'une offensive qui décapite à force d'effort les forces fanatiques, organisant la défense de la ville contre les milices scalistes. Si les Justes parvienennent à épargner à Sèd une grande partie de l'horreur que subissent les campagnes, la pression de la guerre se fait bientôt intenable alors que le pays entier étouffe. Alors que les citoyens du royaume-du-milieu s'exilent par dizaines de milliers vers les états voisins, Eonar et Manaran commencent à considérer la possibilité d'un exode.

Figure religieuseModifier

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